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2月29日 Les rêvesDepuis 2 nuits que je n'avais pas fait ce genre de rêves ; des rêves de poursuites où je m'enfuis pour mieux me cacher car je suis en danger de mort. Lorsque je suis entrée à l'hôpital, la première nuit il me fallait trouver des solutions à des problèmes de plus en plus complexes et j'y parvins jusqu'au dernier problème que je n'eu pas le temps de résoudre et alors je dus m'enfuir sur une autoroute. Depuis, et même cette nuit, je fuis la mort qui me rattrape la plupart du temps. Dans ces rêves sont apparus mon frère, des amies d'enfance, et aussi un petit être que je cachais pour le sauver (ce ne serait pas forcément mon fils, car il va très bien, mais une autre partie de moi, d'après mon psychologue).
Lorsque j'ai quitté mon ex voici 2 ans et demie, je ne pesais plus que 43 kg, nageant presque dans mes vêtements en taille 36. J'ai fui aussi pour que mon ex voit qu'il ait un fils dont il ne savait même pas quel nom il portait (nous n'étions pas mariés, aussi pensait-il que j'avais accolé mon nom au sien). L'année dernière je pesais 47kg lorsque je suis entrée pour la seconde fois à l'hôpital, 55 en sortant. Ce fut de loin mon meilleur séjour.
Je ne remets pas en cause "ma fuite", seulement mon ex me harcèlant toujours, et moi étant vulnérable, je ne me sens pas à l'abri de la mort, malgré tout l'amour que me porte Ti Clown, un amour tel que je n'en n'ai jamais reçu jusqu'ici ! Mon cher Ti Clown...je t'aime tellement, toi le si fort, toi qui est revenu de si loin...jamais je ne te rendrai la monnaie de la pièce que tu m'as offert en me sauvant la vie ; j'essaie pourtant ; or mes démons sont si puissants.... 2月28日 De retour parmi vousMe voici de retour parmi vous, sortie "définitivement" de l'hôpital. J'ai mis les guillemets car allant en créscendo dans ma violence contre moi, je ne sais jamais vraiment si c'est un au revoir ou un adieu. Il s'agissait tout de même de mon troisième séjour. Guillemets d'autant plus important que je n'ai pas été du tout comprise par le psychiâtre qui m'a suivie, contrairement à l'an passé où j'en avais un autre. Celui ci veut que je reprenne mon travail dès lundi, me dit au 3/4 guérie alors que je suis toujours suicidaire... Eh oui, il m'arrive de penser que je regrette d'avoir râté mon suicide. Mon psychologue m'a demandée si je voulais vraiment en finir il y a 15 jours, j'ai répondu qu'il n'y avait que ça qui comptait, et qu'à cet instant là, le raz le bol était si intense que le souvenir des bons moments n'était pas là pour m'aider à me retenir : la pulsion me submergeait. 15jours auparavant, je m'étais coupé la main droite à force de l'utiliser à casser des morceaux de verres telle un marteau pour la faire saigner et en faire une toile, comme j'en révais depuis un certain temps ; et je l'ai fait, dans un moment de colère. Il existe des signes précurseurs et c'est là que m'aide le souvenir des temps heureux, l'espoir. J'ai résisté durant 2 mois. Mais la fatigue fut trop importante et la méchanceté et la lacheté de mon ex trop prégnantes. Alors seule comptait la mort, seule solution, seule soulagement, seule évidence. Je n'avais pas peur de mourir, bien au contraire. Seuls ceux qui ne sont pas passé par là ne peuvent pas comprendre. C'est pourquoi le séjour à l'hôpital fait du bien dans le sens où l'on rencontre des gens qui nous comprennent, j'évoque par eux les autres patients. Eux ne nous jugent pas, comme je me suis sentie jugée et pas du tout écoutée par ce psy "je sais tout". La prochaine fois, dans 1 mois, dans 1 an, entre temps ou beaucoup plus tard, je prendrai des médocs ET je me saignerai, un jour où je serai seule ; ce sera plus sûr. J'ai déjà beaucoup vécu, beaucoup donné de moi-même, allée au bout de moi-même ; beaucoup aimé, donné, reçu. J'ai aimé ma vie car j'ai été sincère envers moi-même, je ne regrette rien. Voilà pourquoi sans doute je continue de rire, de blaguer, d'entrenir mes amitiés et mes amours. Puisqu'il faut bien vivre en attendant, autant le faire intensément. Nous avons toujours des problèmes de frics, normal après 1 an et demi à vivre au dessus de nos moyens le temps d'avoir notre logement HLM. Devoir payer 700 euros de loyers faute de mieux, ça met un budget en l'air pendant un bon moment. On relève la tête mais plus longuement que prévu. Alors nous songeons très fortement à partir travailler en Belgique où nous serons mieux payer, pour nous redresser financièrement et nous installer dignement. Nous sommes tellement pauvres que nous n'avons même pas pu profiter des soldes, alors que nous avons besoin d'un micro-onde pour limiter notre consommation d'électricité ainsi que de chaussures (je n'ai plus qu'une seule paire de godasses pour aller bosser, et encore elles sont à peine présentable tant elles sont abîmées) et Ti Clown porte des vêtements troués. Heureusement, les gens jettent n'importe quoi, aussi nous parvenons à nous meubler gratos. Mais nous sommes heureux quand même, bien au chaud dans notre nouveau foyer bien douillet. Si je n'étais pas malade psychiquement, je dirais que tout va bien. Or, je crois que je suis bien "atteinte de la tête" et que la lutte sera dure, comme depuis mes 18 ans. A la séance de peinture hier matin, j'ai vu un sublime portrait au pastel, j'ai demandé s'il avait été créee par l'arthérapeute mais on m'a dit que toutes les productions accrochées aux murs provenaient de patients... je me suis sentie moins seule dans ma folie, j'ai une âme soeur quelque part là-bas. Du coup ça m'a ouvert encore une porte à mon art. On peut être fou mais produire quelque chose d'unique, trompeur, car le portrait respirait la sérénité et même une certaine joie de vivre tant il était coloré ; si fait que j'ai fait de même et que mon dernier travail dans cet atelier m'est précieux. Ce que je garde de mon séjour est également les rencontres, satisfaisantes ou non, mais jamais indifférentes. J'ai vu une personne évoluer, dingue ! Je me suis prise d'amitié avec quelques personnes et j'en reverrai une de manière certaine. Certaines infirmières cependant se sont forgées une carapace, je les comprends, pourtant c'est dommage. D'autres sont restées intactes car elles sont vraiment à leur place dans ce lieu si particulier et je leur rend hommage : il faut de la patience et de la douceur pour s'occuper de dépressifs, ce n'est guère évident. Je parle d'infirmières mais je devrais citer également des aides soignantes et surtout 2 ASH particulièrement formidables. Néanmoins je garderai un souvenir mitigé de ce séjour qui fut à mon avis mal utilisé et avorté. Je n'en sors pas du tout guérie au 3/4 ! J'en sors surtout avec l'envie de ne pas en revenir alors qu'au fond de moi-même il s'agit d'un refuge : comme je le disais à une psy, ce n'est pas pour rien si l'on demande d'y séjourner ! Car c'est un lieu extrèment calme, d'un calme trompeur car tout y grouille à l'extrème : la vie, la mort, la révolte, la résignation, tout en excès ; le rire, les larmes, les cris, le repliement sur soit, la peur et l'angoisse, le réconfort, l'espoir parfois, rarement, lors des activités qui nous vident tant elles nous font du bien, comme au théâtre où je me suis donnée à fond, comme si c'était la dernière fois et surtout le seul lieu où l'on peut se permettre d'exprimer des sentiments forts.
Au fait, une info: nous avons été filmé pour une prochaine émission "la santé avant tout" sur France 5 à 14h, qui passera le 17 juin. Nous sommes tous floutés, mais vous verrez à quoi ressemble notre lieu de misère, si beau dans ses couleurs pastels.... 2月16日 les Rita MitsoukoBen voui, Titi Henri est mort; mais moi je pense à Fred et surtout à Catherine. Les Rita, je les ai vu un 21 juin sur un parking de Carrefour dans une banlieue de Tours, eh ben je peux vous dire qu'ils se sont donnés à fond autant que s'ils étaient à l'Olympia : du coeur à donner, pas un air de supériorité malgré leur notoriété.Y'avaient p"être une trentaine de jeunes pêquenaux, ils nous ont donnés leur pêche ce soir là. Merci encore les Artistes !
Le petit train
Le petit train
S'en va dans la campagne Va et vient Poursuit son chemin Serpentin De bois et de feraille Rouille et vert de gris Sous la pluie Il est beau Quand le soleil l'enflamme Au couchant à travers champs Les chapeaux Des paysannes Ondulent sous le vent Elles rient Parfois jusqu'aux larmes En rêvant à leurs amants L'avoine est déjà germée As-tu rentré le blé? Cette année les vaches ont fait Des hectolitres de lait Petit train Où t'en vas-tu? Train de la mort Mais que fais-tu? Le referas-tu encore? Personne ne sait ce qui s'y fait Personne ne croit Il faut qu'il voie Mais moi je suis quand même là Le petit train Dans la campagne Et les enfants? Les petit train Dans la montagne Les grands-parents Petit train Conduis-les aux flammes à travers champs Le petit train S'en va dans la campagne Va et vient Poursuit son chemin Serpentin de bois, de feraille Marron et gris Sous la pluie Reverra-t-on Une autre fois Passer des trains Comme autre fois? C'est pas moi qui répondra Personne ne sait Ce qui s'y fait Personne en croit Il faut qu'il voit Mais moi je suis quand même là Petit train Où t'en vas-tu? Train de la mort Mais que fais-tu? Le referas-tu encore? Reverra-t-on une autre fois Passer des trains comme celui-là? C'est pas moi qui répondra T.SNaaaaaaan, c'est pas "Tsssss....."! C'est Tentative de Suicide... Ben vi, une de plus, sauf que j'ai du faire un coma ensuite car entre le moment où je me suis "endormie" en écoutant Dire Straits en fumant clopes sur clopes après avoir avalé plusieurs tablettes de médocs et celui où je me suis réveillée dans une chambre d'hôpital, c'est le trou noir. J'vous raconterai pas pourquoi j'en suis arrivée là car ce serait trop long, ça couvait depuis Décembre et y'a plusieurs raisons pour en arriver à cette extrémité. Surtout que là, je voulais vraiment en finir, donc j'avais pris mes doses. Seulement ce fut impulsif et je n'étais pas seule ; de plus, pour pas agoisser le temps que je me sente partir, j'écoutais donc de la musique et j'avais besoin de fumer ; or on ne fume pas dans notre chambre sinon je serai allée me coucher et je ne serai plus de ce monde pour vous raconter cette histoire aujourd'hui. Dommage...peut etre oui, ou non, je ne sais pas encore, je suis en "perm" pour quelques heures, j'ai fait 2 urgences, suis actuellement chez Beaudelaire, mon refuge à Montesson depuis lundi soir et encore un peu ...paumée, pour ne pas dire perturbée (qui est plutôt mon état habituel). J'ignore encore si je continuerai à me faire soigner : c'est qu'on s'emmerde dur chez Beaudelaire ! Mais en meme temps, dès la 2ème semaine, nous sommes inscrits dans diverses activités qui nous font avancer. Hier par exemple, grâce à un desistement, j'ai pu participé à une séance de Yoga. Aaaaaaaah.... 1h de yoga = 1 cachet de lexomyl......Bon sang d'bon soir....hummm.... j'ai revu ma copie de :"M'sieur le psychiâtre : je veux partiiiiiiiiiiiiiir !". En plus, c'était la première fois que j'acceptais de participer à une séance de groupe lors de laquelle bien evidemment je n'entends pas le quart des instructions. Mais je m'en foutais à vrai dire, j'étais en plein j'm'en foutisme: je venais d'un entretien pas sympa avec le M'sieur psy qui m'avait remonter les bretelles ("eh Mademoiselle, il faudrait savoir ce que vous voulez, faudrait p'être prendre le temps de travailler sur votre manière de penser : oui puis non puis oui. Ensuite : les arrets de travail = trou de la sécu.." Merde, encore un trou du'c qui a tout avalé du nain fasciste!") ; puis à midi : poisson !! Là je me suis levée dégoutée devant tout le monde pour aller me coucher. Meeeeeeeerde ! faut pas pousser !!!
Donc, après le yoga-lexomyl, je me suis dis : ma belle, t'as réèllement pas besoin de ta prothèses auditive, utilise tes 5 années d'apprentissage de la lecture labiale....ce que je fis toute l'après midi. Je lis très bien sur les lèvres ; en même temps, y'a pas grand chose à lire tant le groupe est groggy... J'ai repris la lecture d'un bouquin de Marc Lévy : "Et si c'était vrai" où je m'étais arrétée sur l'accident de voiture et le décés de l'héroïne. J'avais pris le livre lundi, je l'ai arretée à cet endroit : trop envie de chialer, pas de bol comme choix tout de même ! Pour m'apercevoir qu'en fait il s'agit là d'une histoire super drôle, à l'écriture conventionnelle mais entrainante, aux personnages sympathiques et émouvants. J'ai failli raté un beau truc. J'avais déjà mis un terme avant l'heure à "Transit-Express" d'Yves Simon, trop saôulant...Original certes, bien écrit, mais trop...pas assez...enfin bref : dans ma situation actuelle de paumée, j'ai besoin de repère. L'écriture de M.Lévy est tout ce qu'il y a de plus terre à terre.On sait ce que font les personnage : se déshabillent avant de prendre une douche (ah bon ? pas moi...)...bon, heureusement le sujet sauve l'histoire. A demain Arthur et Lauren ! En plus y'a la suite : "Vous revoir", waaaaaaaouh .... Je n'avais pas lu depuis la fin de mon hospitalisation l'an dernier. Y'a qu'à Beaudelaire que j'ai le temps de lire, car le temps, chez Beaudelaire, c'est de l'éternité.
Enfin bon, qu'est-ce qui s'est-t'y donc passé entre le moment on j'écoutions de Dire Straits et mon réveil dans une chambre très éclairée où je commençais à me demander "mais qu'est ce que c'est que c't'endroit ? Qu'est-ce...." et l'arrivée de mon amie Sylvie qui telle une maman vient embrasser son petit après une opération : les joues arrondies par le sourire ouvert jusqu'aux oreilles, les yeux en ^^, suivie de JJ. Je me soulève, me réfuge dans leurs bras, disant d'un air interloqué : "mais qu'est-ce que vous faites là ?". Ils ont sauté le pas avec moi?.... Sylvie qui dit : ben ....tu te souviens de rien ? Moi : non, le trou noir....on est où là? alors Sylvie se tourne vers JJ et lui dit d'une voix basse (mais j'avais ma prothèse, l'ont oublié les "autres") : "eh ben on est intervenus à temps...". Bon, je comprends que je suis toujours en vie et le regrette déjà... Alors JJ me raconte comment il a vu que j'étais "déconnectée" lorsque je cherchais le cendrier (alors que je me souviens l'avoir bien installé devant moi entre les touches de mon ordi de façon à ce qu'il soit accessible sans que je le cherche, sachant que j'écoutais ma musique les yeux fermés, comme toujours), ils m'ont allongée, il parait que j'avais les yeux ouverts, que je leur répondais (à quelles questions?) et que j'ai même pris Sylvie dans mes bras. Quand les pompiers sont arrivés, ils m'ont assise, j'ai toujours soit disant consciente, mais consciente comment? Allo Doctissimo? et que ce n'est qu'ensuite aux urgences que je me suis endormie après la mise en place d'une intraveineuse.
C'était quoi ? C'est quoi ? Une amnésie post-traumatique ? Je vais faire mes recherches sur le site Doc...j'aime pas oublier. 2月3日 T.E.LAWRENCEA 17 ans j'avais compris l'héritage que nous a laissé Lawrence et dont les amerlocs n'ont pas tenu compte, trop sûrs d'eux. Lawrence était un génie militaire et littéraire. C'était un génie tout court, qui parlait 7 langues et plusieurs langues tribales. Je vous laisse lire. Cliquez sur "blog" car le second texte est légèrement coupé sur la droite. En vous mettant sur blog, vous pourrez le lire sans problème. Merci.
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EminemEnfin il rigole de lui-meme ! Donc, passons la géopolitique, rions pendant qu'il est temps. Voir Slam Movie aussi and The Real Slim. |
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