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26 giugno

Le spleen de la planche à voile

Calme plat. La plage s'étendait à perte de vue, la mer avait disparu. Pour toujours semble-t-il.En tous cas, voilà 7 jours qu'elle n'était pas revenue. Elle boudait, la mer, elle se faisait désirer. Mauvaise dame acariatre. Pas une tite goutte d'eau pour se mouiller les orteils. Et le désert recule, recule encore jusqu'à l'horizon, jusqu'au soleil qui n'en croit pas ses yeux d'en haut : la terre est grise, elle n'est plus bleue. Une odeur pestidentielle commence à monter, celle des poissons et cétacés qui commencent à mourir. Et la planche tremble ; elle espère encore la malheureuse. L'espoir fait vivre mais la mer est morte. Elle est morte ? Pas de vent, pas d'oiseau ni une seule goutte d'eau...Que faire en attendant, l'espoir durant ? Attendre ... La planche se dresse face à se souvenir de mer, rien pour la fléchir, que le soleil pour la vieillir. "J'attendrai toujours, mon amour...j'attendrai....".
23 giugno

Le Red Bull

Avec le Red Bull, mesdames messieurs, finie la lassitude ! Le Red Bull réveille votre corps engourdi, excite vos nerfs amorphes et vous permet d'effectuer des taches que vous ne pouviez accomplir auparavant du fait de prise de médicaments inhibiteurs. Oui, quand on est dépressif, il faut choisir entre le tourments ou l'engourdissement... Avec le Red Bull, optez pour la tranquilité et la vivacité d'esprit ! Et goutez à la sensation étrange de l'excitation du corps après seulement 15min de prise ! Avec le Rrrde Bullllle, vous pourrez faire les magasins de fringues avec le plus bavard des enfants, le plus agité même, sans crier au secours, toujours prêt à l'action, à la réaction et à l'écoute ! Paroles de ninie : j'ai attendu 3 semaines entre le moment où j'achetai cette boisson et celui où je la bu (j'aime pas trop les boissons sucrées) mais que ne fus-je surprise en découvrant le gout de grenadine de mes papilles émerveillées... je craignais aussi avaler trop d'energie mais sans blague, après 3 heures de magasins, je m'affalais sur le clic clac pour un ti dodo de 3/4 d'heure, moi qui ne fait jamais dodo sur ce clic clac trop dur... m'enfin, suis ben contente, grace au Rrrrde Bulleeeeee, j'accomplis une tâche des plus ardue à mon niveau de léthargie constante ! Vive le Reeed Boulle !!.....
14 giugno

Pour une fois...

Sourire Tout va bien dans la vie de l'artiste, enfin....Du moment que le soleil est là avec ses douces températures, moi, je n'en demande pas plus. Les ennuis financiers sont résolus, nous avons pu nous acheter une télé avec télétexte (pour lire les films, quand on n'entend pas les dialogues c'est pratique), régler la pension alimentaire en retard du petit, nouvel ordi pour mon ti clown qui va reprendre ses affaires laissées en cours, acheter une nouvelle laisse et collier dignes de ce nom pour notre chien qui grandit. L'angoisse s'est un peu éloignée, du coup j'ai pu m'inscrire à la bibliothéque car mieux concentrée je peux lire. Bientot, lorsque ma formation sur les animaux sera terminée, je reprendrai la peinture et ça, ça vaut tout l'or du monde : je n'avais même plus de quoi m'acheter du matériel ! J'ai beaucoup pensé à Monet cet hiver : lui non plus pendant de longues années ne pouvait réaliser toutes ses envies, il vivait à crédit, comme nous avons été à découvert durant 2ans et demie ! Je crois aux signes : maintenant que je vais m'y donner à coeur joie, alors que je sais qui je suis en tant qu'artiste, ça va balancer ! Peut être serai-je enfin reconnue et pourrai-je vendre quelques toiles et alors la vie serait magnifique car je pourrai peindre tout mon saoûl. Monet ne faisait pas de compromis et ça a payé. Je me reconnais assez en lui, comme en Picasso dans sa volonté de toujours aller de l'avant dans la création malgré les critiques. L'important est d'être soit. Ca n'a pas de valeur marchande même si à la fin cela permet de vivre correctement. Mais je n'oublierai pas ces années de galère, endurées au nom de ma liberté, ma chère liberté.Elles resteront marquées au fer chaud. La maladie est là aussi qui me ralentira les hivers durant, même si je pense avoir trouvé une petite parade en peignant une série de toiles que j'appelerai "Danger". Au lieu de me faire du mal, j'ai tourné la douleur vers ces toiles que j'ai percé, déchiré, peinte en rouge...elles sont belles pourtant, j'en suis très fière car elles ont un sens, le sens de la dureté de la vie. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, disait l'enfant.
02 giugno

Les cafards

Un terrible cafard
me plonge dans le noir
Un terrible brouillard
s'est abattu sur mon mithard
Je reste enfermée
telle une condamnée
Je reste prostrée
Ne sachant que donner
Dans mon mithard
y'a des cafards
Et mon mitard c'est ma tete
je ne sais m'en libérer suis-je bete
La tristesse m'envahit
elle me bouffe mon énergie
J'ai perdu le gout du rire
Je ne sais plus comment vivre
Dans mon mitard
y'a des cafards...