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July 16 Voyage au bout de la nuitNous sommes, par nature, si futiles, que seules les distractions peuvent nous empêcher de mourir. (...)
Il faut se résigner à se connaître chaque jour un peu mieux, du moment où le courage vous manque d'en finir avec vos propres pleurnicheries une fois pour toutes.
p 204.Ed Folio.
CELINE. July 09 Voyage au bout de la nuitQuand on n'a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.
Louis-Ferdinand CELINE. July 02 Le Pendule de FoucaultLa folie possède un pavillon énorme
qui de tout lieu donne asile aux hommes
surtout s'ils possèdent or et pouvoir en somme.
Sebastien Brant, Das Narrenschiff, 46.
Dans Le Pendule de Foucault d'Umberto Eco. June 26 Le spleen de la planche à voileCalme plat. La plage s'étendait à perte de vue, la mer avait disparu. Pour toujours semble-t-il.En tous cas, voilà 7 jours qu'elle n'était pas revenue. Elle boudait, la mer, elle se faisait désirer. Mauvaise dame acariatre. Pas une tite goutte d'eau pour se mouiller les orteils. Et le désert recule, recule encore jusqu'à l'horizon, jusqu'au soleil qui n'en croit pas ses yeux d'en haut : la terre est grise, elle n'est plus bleue. Une odeur pestidentielle commence à monter, celle des poissons et cétacés qui commencent à mourir. Et la planche tremble ; elle espère encore la malheureuse. L'espoir fait vivre mais la mer est morte. Elle est morte ? Pas de vent, pas d'oiseau ni une seule goutte d'eau...Que faire en attendant, l'espoir durant ? Attendre ... La planche se dresse face à se souvenir de mer, rien pour la fléchir, que le soleil pour la vieillir. "J'attendrai toujours, mon amour...j'attendrai....". June 23 Le Red BullAvec le Red Bull, mesdames messieurs, finie la lassitude ! Le Red Bull réveille votre corps engourdi, excite vos nerfs amorphes et vous permet d'effectuer des taches que vous ne pouviez accomplir auparavant du fait de prise de médicaments inhibiteurs. Oui, quand on est dépressif, il faut choisir entre le tourments ou l'engourdissement... Avec le Red Bull, optez pour la tranquilité et la vivacité d'esprit ! Et goutez à la sensation étrange de l'excitation du corps après seulement 15min de prise ! Avec le Rrrde Bullllle, vous pourrez faire les magasins de fringues avec le plus bavard des enfants, le plus agité même, sans crier au secours, toujours prêt à l'action, à la réaction et à l'écoute ! Paroles de ninie : j'ai attendu 3 semaines entre le moment où j'achetai cette boisson et celui où je la bu (j'aime pas trop les boissons sucrées) mais que ne fus-je surprise en découvrant le gout de grenadine de mes papilles émerveillées... je craignais aussi avaler trop d'energie mais sans blague, après 3 heures de magasins, je m'affalais sur le clic clac pour un ti dodo de 3/4 d'heure, moi qui ne fait jamais dodo sur ce clic clac trop dur... m'enfin, suis ben contente, grace au Rrrrde Bulleeeeee, j'accomplis une tâche des plus ardue à mon niveau de léthargie constante ! Vive le Reeed Boulle !!..... June 14 Pour une fois...June 02 Les cafardsUn terrible cafard
me plonge dans le noir
Un terrible brouillard
s'est abattu sur mon mithard
Je reste enfermée
telle une condamnée
Je reste prostrée
Ne sachant que donner
Dans mon mithard
y'a des cafards
Et mon mitard c'est ma tete
je ne sais m'en libérer suis-je bete
La tristesse m'envahit
elle me bouffe mon énergie
J'ai perdu le gout du rire
Je ne sais plus comment vivre
Dans mon mitard
y'a des cafards... April 17 Le veilleur
LE VEILLEUR
Quel bel homme !….
N’Est-ce pas ?
Moitié rubans, moitié bulles d’air, perché sur la montagne. Sur quoi veilles-tu ?
Sur les scorpions, les serpents, animaux ou humains.
Que de travail alors !
Comme tu dis ! Ça fait longtemps que je suis là, je m’enracine dans la roche, à dominer le monde, le regard lointain. Le danger est partout, surtout quand tout à l’air calme ! C’est si vrai !
Rester vigilant, telle est ma devise ! On n’est jamais trop prudent. L’attaque vient toujours lorsque l’on ne s’y attend pas. Le malheur aussi. Et le malheur est la concentration de toutes les attaques.
Pas toujours, mais si on laisse faire, il le devient, et alors il nous ronge de l’extérieur et de l’intérieur. Veiller, c’est vouloir rester en vie. Veiller la nuit, le jour. Veiller sur soi, les siens et les peuples.
Ça doit être fatiguant …
C’est épuisant ! Mais je ne peux pas faire autrement, je suis né pour faire ce job. Comme les fourmis travaillent avec acharnement sans penser à elles, je veille sur tout sans me soucier de moi. Donc, je ne ressens pas l’épuisement. Je suis comme la roche, immuable. Immuablement beau…
Dis donc ! Ne serais-tu pas tombée amoureuse de moi ? Euh… je suis séduite par le mystère, les regards qui portent au-delà, justement ceux qui voient au-delà des apparences, le corps faussement prisonniers de tissus amples se laissant bercer par le vent. Et la montagne ! Tu sais : j’ai fait de l’escalade !
Ah oui ? Oui, enfin, juste un an. Mais j’avais trop la trouille de tomber. Pourtant, ce que je préférai dans ce sport était la descente en rappel et non la montée. Faut dire que j’allais bientôt descendre dans les profondeurs noires de mon esprit….
Et qu’y as-tu trouvé ?
Le soleil ! Le ciel bleu ! toi ! J’ai regrimpé la pente années après années et me voici te dessinant en haut d’une roche !
On est mieux là n’Est-ce pas ? Certes ! Mais il m’arrive parfois de redescendre de temps en temps…
Moi aussi ! Il faut bien se reposer, se ressourcer, vérifier la justesse de ce qu’on a pu observer la haut. Mais c’est parfois si différent en bas que l’on est obligé de remonter.
Attention ! Si tu restes trop longtemps en bas, tu risques de t’alourdir avec des pensées plus sombres, à l’ombre on s’embrume, on prend froid….
Alors il faut veiller aussi à remonter à temps. Être toujours vigilant, en vérité.
Je te le dis…. April 16 SahelSAHEL
Mais comment tu m’as peinte, mère ! Je suis si laide ! Ce ne sont pas des yeux que j’ai, mais deux billes rondes et vides ; et mon enfant, idem ! On a l’œil au beurre noir, c’est affreux ! Et quels contrastes entre nos vêtements bleus et le fond rouge ! Et encore sur nos visage, aucune douceur, aucun dégradé ! Oh là ! Pas d’affolement ! Sais-tu, Sahélienne, que tu es la seule toile que je ne vendrai jamais ? ??? Eh oui ! Je te considère comme la plus réussie de mes œuvres, la plus authentique. Quel Est-ce prodige ? Où me trouves-tu de la beauté ? La beauté n’a rien à voir en peinture, seule compte l’émotion et ici, l’empathie que nous avons eues toutes deux lorsque je t’ai créée comme une sorte d’osmose entre nous deux. Je t’ai peinte d’après une photo et en effet dans le livre tu parais moins dramatique. Mais moi ce que je sais du Sahel n’a rien de drôle ni de touristique. La vie y est rude, voir impossible parfois.
Comment le sais tu ? Tu n’es jamais venue nous visiter.
C’est vrai, pourtant l’envie de m’en manque pas. Mais je le sais au travers des informations que nous recevons de tous pays. Je connais le tien et les infamies de toutes sortes qui le frappent. Je connais aussi un peu de votre culture et franchement, vous m’épatez ! Vous êtes si dignes, vous parvenez à survivre et à propager à vos enfants vos si belles coutumes, vous les femmes, tissez de si beaux linges et les hommes fabriquent de si beaux objets…
Excuse moi, mère, mais ça ne se voit pas tellement dans le portrait…
Il est vrai que je me suis laissée envahir par mon sentiment d’injustice, de mon empathie avec la réalité pour aller au-delà du cliché. Tu sais que chez nous on vend le désert comme une bouteille de lait ? On s’en fout un peu de votre misère puisque nous croyons faire ce que nous pouvons avec nos aides humanitaires… Mais le soleil tape toujours aussi rudement au travers de vos robes, d’où le rouge que je lui ai donné. Et la vie est souvent incertaine, dure, sans pitié, d’où la rudesse de vos traits et le fouillis de vos vêtements.
C’est la vie. N’en n’est-il pas ainsi chez toi ? D’une certaine manière oui. C’est pourquoi j’ai gardé le style sorti de mon travail presque hypnotique en te peignant, toi et ton enfant. Tout est fouillis dans la vie. On croit maîtriser les évènements, mais c’est un leurre. La vie est dure par chez nous aussi, elle nous use, nous éprouve. Nos consciences sont malmenées, nous vivons un tournant dans nos cultures. Nous ne savons où nous allons, sauf certains comme moi et c’est droit dans le mur !
Alors, dans un sens, nous sommes pareilles, toi et moi ? Angoissées, dans l’incertitude, luttant pour survivre ? Oui, j’ai aussi un jeune enfant, et je ne sais vers quel avenir je le mène.
Qu’importe après tout ! C’est l’angoisse de toute génération. Tu as donné un sens à ta vie comme à la mienne. Nos enfants feront de même.
Nous sommes mères, nous sommes belles malgré l’angoisse, malgré les tourments car nous sommes puissantes de vie. Nous l’avons transmise malgré l’incertitude de chaque jour et jusqu’à notre mort nous porterons cette responsabilité comme un fardeau. |
Merci de votre visite !
kheira42wrote:
je fais un tour chez vous j aime beaucoups vos créations
June 6
FREDERIC LAPLACEwrote:
Bonjour Annie et des bises bien amicales de ton ami FREDERIC, qui vient te souhaiter une bonne journée et fin e semaine.
Bien amicalement avec le plaisir de tes nouvelles.
Ton ami FRED. ![]() PROFILEANGELS.COM
Mar. 27
FREDERIC LAPLACEwrote:
Bonjour ANNIE et des bises amicales de ton ami FREDERIC du (66) prés d'RGELES-SUR-MER.
Ses quelques lignes pour prendre de tes nouvelles qui j'espère sont bonnes.
Je tiens à te souhaiter une trés agréable journée et fin de semaine de PAQUES dans la joie.
Bien amicalement ton ami FRED. ![]() PROFILEANGELS.COM
Mar. 20
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